Les composés organiques volatils, ou COV, sont les solvants qui s’évaporent d’une peinture liquide pendant l’application et le séchage. Selon Environnement et Changement climatique Canada, ils contribuent à la formation de l’ozone au sol et des particules fines, les deux principaux composants du smog.
Une poudre ne contient pas de solvant
La peinture en poudre s’applique à sec. Le Powder Coating Institute situe les peintures liquides entre 200 et plus de 600 grammes de COV par litre, contre zéro pour une poudre. L’agence américaine de protection de l’environnement classe d’ailleurs la poudre parmi les revêtements à émissions faibles ou nulles, avec les peintures à l’eau et les revêtements durcis aux ultraviolets.
Ce que prévoit le règlement québécois
Au Québec, le Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère limite à 15 kg par jour les COV qu’un établissement peut émettre pour l’ensemble de ses activités d’application de peintures à des fins industrielles ou commerciales (article 27). Un atelier qui applique des peintures à base de solvant doit donc compter ses émissions. Avec la poudre, la question se règle à la source.

Ce qui reste à améliorer
La poudre n’est pas sans empreinte. Elle doit cuire, et le four de cuisson est le plus grand consommateur d’énergie du procédé. C’est pourquoi les fabricants travaillent sur des poudres qui cuisent à plus basse température. Quant à la poudre perdue, elle est généralement classée non dangereuse, mais une poudre contaminée ou mélangée finit encore à l’enfouissement. Parler de « zéro déchet » serait exagéré.
À l’atelier, nous n’appliquons que de la peinture en poudre. Pour connaître notre façon de travailler, consultez la page Notre procédé.
En résumé
- Les COV des peintures liquides contribuent au smog; une poudre n’en contient pas.
- Le règlement québécois limite à 15 kg par jour les COV émis par l’application de peintures dans un établissement.
- Le four de cuisson reste le principal poste d’énergie : les poudres à basse température s’y attaquent.

